ADMISE A L'ORAL
je n'y croyais pas ! mais j'avais réussi à avoir au moins 10/20 pour être admisible à l'oral.
En ce jour d'oral, je stress encore plus, j'ai les mains moites, je suis en sueurs, etc, et seule dans cet espace de l'ifsi réservé à l'attente.
Je vois des élèves sortir de cours, c'est leur pause.
Rien qu'à ma tête désoeuvrée ils voient tout de suite que je suis là pour l'oral. Ils viennent m'encourager et me donner des conseils de dernière minute : MOTIVATION !!!!!!
Super ces étudiants, quelle solidarité, merci franchement.
On me donne mon thème d'oral: "que vous inspire la marginalité?" je vais tomber par terre rien qu'à la lecture de ce petit bout de papier !
mais une fois dans la salle j'ai 10 minutes pour me préparer. Alors je réfléchis, et je gratte, c'est machinal je pense, j'écris, j'écris, j'écris et j'écris encore . . .
apparement je suis inspirée
On vient me chercher. Les trois membres du jury (2 femmes et un homme) me mettent à l'aise et me proposent de m'assoir.
Malgré avoir déjà passée l'oral également l'année dernière (j'étais sur liste complémentaire), je suis mal à l'aise. La psychologue le perçoit, je me resaisie (comme ma prépa me l'a appris) et je me concentre pour ne pas croiser mes jambes, ne pas me tourner les pouces, touches mes doigts, etc, tous les signes qui lui montrent mon angoisse.
Je me présente: identité, parcours, motivations, . . .
J'en viens au sujet : la marginalisation
Je ne sais pas si ça leur plais, ils sont de marbre, mais je continue.
Viens le moment des questions. Et là l'homme me pose une question. A celle-là je vois que c'est lui qui joue le rôle de "destabilisateur". L'espace d'un instant, je ne comprends pas l'intérêt de sa question (à part me déstabiliser?) mais je ne me laisse pas troubler et je lui réponds honnêtement, en toute franchise.
Je termine, le jury et moi nous saluons.
Je sors de la salle en ayant un regard amical avec le prochain candidat à ce supplice ! Mais à l'issue de cet entretien je n'arrive pas à me positionner. Je ne sais pas si j'ai réussi ou si j'ai échouée.
Comme pour l'écris, je croise les doigts et même plus . . .